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Eléphants blancs sous le changement : Yayi piégé

Eléphants blancs sous le changement : Yayi piégé

lundi 8 février 2010, par DP Le Grand Journal

Les nombreux chantiers ouverts par le régime du Changement sur l’ensemble du territoire sont loin de connaitre un aboutissement heureux. La plupart de ces « éléphants blancs » fait que le gouvernement ne peut plus espérer les inaugurer avant 2011. Cet état de chose qui n’arrange rien pour le prince est en réalité l’un des talons d’Achille auxquels est confrontée Boni YAYI. Pourrait-il encore compter sur ces chantiers pour un second mandat ? Toute la question est là.


 

Le rêve du chef de l’Etat qu’il ne laissera pas d’éléphants blancs avant 2011 s’écarte de jour en jour de cet idéal louable pour toute notre Nation. Cause d’insomnie pour l’homme de la Marina, ces « éléphants blancs » qui se retrouvent sur l’ensemble du territoire national n’ont aucune chance d’être finis avant 2011.

Et les dernières démarches entreprises par le chef de l’Etat en usant de toutes ses forces pour taper sur la table témoignent fortement du malaise que réssent celui-ci en cette veille des élections. Si tant est que son second mandat dépend inévitablement de ces chantiers stratégiques, il est donc clair que 2011 s’éloigne de jour en jour pour lui.

Que faire alors dans ces circonstances lorsque les chances de tout un régime partent en lambeau ? Il faut simplement courir dans tous les sens et essayer de « sauver sa tête » avant qu’il ne soit trop tard. Et cela, le prince l’a compris. L’étape de Godomey n’a donné que le top d’une longue série de courses politiques pour la famille des FCBE. Le chef de l’Etat sur le chantier des échangeurs de Godomey la semaine dernière a exprimé clairement à l’opinion publique son intérêt politique et stratégique pour la finition à bonne date de ces grands travaux.

À suivre de près les propos de celui-ci sur ces chantiers, on peut déduire facilement que l’avenir du régime ne réside que là. Car, comme il aime si bien le dire, « le développement de toute Nation réside inévitablement dans la libre circulation des personnes et des biens ». Ceci étant, il est désormais clair que le chef de l’Etat mise fortement sur ces chantiers pour une probable réelection en 2011. Mais si la plupart de ces éléphants peinent à se concrétiser, c’est la preuve de la mauvaise gestion et des malversations financières qui les entourent.

Etat des lieux

La construction de la fameuse route de Dangbo-Missérété- Kpédékpo et Bonou reprise par le régime est loin de son achèvement. Malgré toutes les pressions du ministre Fagnon sur les ouvriers de ce chantier, le bilan reste négatif.

Aussi note t-on la non finition des villas de la Cen/Sad, finition reléguée aux calendes grecques. Ces appartements qui avaient faire couler de salive et d’encre sont presque laissés pour compte. Mal exécutées, les villas économiques de Lokossa font également partir de ces nombreux « éléphants blancs » qui donnent la trouille au chef de l’Etat. Mal éxécuté, le stade Charles de gaulle de Porto-Novo fait partir de cette liste déconcertante des grands travaux qui sombrent dans le négativisme.

A tout ceci s’ajoutent les nombreux centres hospitaliers et les écoles délaissés après les premiers coups de pioches. Ce bilan triste et peu réluisant des grands chantiers précipitammant ouverts par le régime du Changement vient confirmer l’échec catastrophique du gouvernement. A l’étape où plus rien ne va dans le pays, Boni Yayi et les thuriféraires du pouvoir en place n’ont trouvé d’autres moyens que de mettre inutilement la pression sur les travailleurs de ces chantiers qui ne s’achèveront peut-être qu’après 2011.

E S

Photo : Boni Yayi




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